
Désolée de vous avoir fait patienter aussi longtemps, entre la job et la grippe, mon cerveau a beaucoup souffert cette semaine.
Voilà donc la fin de la nouvelle.
Pour ceux qui arrivent maintenant (ouais, j'ai de l'espoir), tout le début se trouve ici.
Des jours, des semaines, des mois passèrent, pendant lesquels je fréquentais assidûment le peuple de l’air. Petit à petit, Iyasik me transmit son savoir et sa sagesse. Chaque jour je m’émerveillais de la puissance et de la modestie de ce peuple qui avait choisi de vivre dans l’ombre, tandis que nous paradions notre infamie partout sur le globe.
J’appris comment le peuple de l’air se mêlait aux éléments, et quelles en étaient les conséquences : en s’unissant au vent, ils devenaient bourrasques, ouragans, tornades, à l’eau, ils devenaient tempêtes et tsunami. Lorsqu’ils s’immisçaient dans la terre, ils la faisaient trembler jusqu’aux entrailles. Lorsqu’ils se mélangeaient à la lave, ils réveillaient les volcans… Je commençais à avoir une vision plus claire des liens entre le peuple de l’air, nous, et le reste du monde. Le peuple de l’air se faisait la voix d’une nature aux abois, multipliant les avertissements depuis quelques temps.
Ce que j’appris surtout, c’est l’amour véritable que ce peuple portait à tout ce qui les entoure et en particulier au genre humain, la sagesse d’un peuple qui voue son existence à protéger ce qu’il aime, mais aussi la grande tristesse et le désespoir de ces êtres qui avaient de plus en plus de difficulté à faire entendre raison à des enfants capricieux qui ne mesurent pas les conséquences de leurs actes, ou pire, qui s’en moquent.
Le peuple de l’air avait donc décidé de tenter le tout pour le tout, de se montrer à nouveau aux hommes et de se mêler à eux. L’entreprise était risquée dans ce monde si incrédule face au sacré, et ils avaient dû observer longtemps ceux qui étaient encore susceptibles de les écouter, avant d'en choisir quelques uns pour partager leur immense savoir. C’est ainsi qu’Iyasik m’avait élue pour me faire don de sa sagesse et de son amour, mais aussi pour me charger de la grande responsabilité de transmettre le message aux miens, ce dont je commence à m'acquitter aujourd'hui à travers cette histoire.
Soyez attentifs car peut-être que l’un de ces êtres extraordinaires vous attend déjà sur le bord du chemin.
L’avenir est dans l'amour.

Le grand problème de la vie professionnelle au Canada, c'est l'absence de congés. La loi ne nous donne droit qu'à deux ou trois semaines de congés payés, c'est bien maigre. Ajoutez à cela, 8 jours fériés qui se battent en duel, ça frise l'indécence.
Et là dessus, il a fallu que je trouve le moyen d'être malade comme un chien un jour de fête du travail.
Je parie que demain, je me porterai comme un charme...

Ce matin, il m'est arrivé une scène digne d'une annonce pour parfum, déodorant et tout autre produit de beauté.
Alors que j'arrivais au travail tranquillement un café à la main comme tous les matins, j'ouvre la porte du sas de l'ascenseur situé tout en bas de mon bâtiment, pile au moment où la porte commence à se refermer.
Dans le dit ascenseur, il y avait déjà deux hommes dans la fleur de l'âge qui aussitôt se sont précipité pour maintenir la porte ouverte: l'un propulsant son bras en avant, l'autre, carrément son pied, dans un mouvement presque digne d'un film de taekwondo, pour me laisser passer et prendre place entre eux deux dans l'ascenseur.
Et là, je me suis sentie un peu comme Cindy C. et ses grands papiers blancs que tout le monde l'applaudit.
De quoi m'arracher un grand sourire et bien commencer cette journée qui va être difficile.


On arrive presque à la fin...
À force de marcher, nous arrivâmes enfin dans un petit village, le village du peuple de l’air, qui semblait tout droit sorti d’une autre époque, à l’image d’Iyasik. Des wigwams étaient disposés en cercle autour d’une place centrale et quelques enfants couraient à moitié nus d’une habitation à l’autre, pendant que les femmes s’affairaient à leurs tâches ménagères.
Iyasik me mena auprès de l’ancien du village, qui me raconta l’histoire de son peuple, qui étaient nos gardiens. Il me raconta comment, à l’aube de l’humanité, le peuple de l’air apprit aux hommes à chasser et à pêcher. Comment ils leur apprirent à cultiver la terre. Et surtout comment, chaque jour, le peuple de l’air n’avait de cesse de répéter aux hommes quelle était leur place dans le monde, comment ils devaient respecter la terre, les animaux et les plantes, et comment ils ne devaient pas s’attacher à posséder.
« Longtemps, le peuple de l’air et les hommes vécurent dans une grande amitié. Ils furent même si proches que certains s’aimèrent. De nombreux enfants naquirent, des fils de l’homme mais aussi du peuple de l’air. Comme le peuple de l’air, ces enfants possédaient le don de voyager entre les mondes, même s’ils ne pouvaient pas se transformer à volonté. Leurs descendants, lorsqu’ils manifestaient les mêmes aptitudes, sont devenus prêtres ou chamanes. Mais petit à petit, l’homme a voulu s’affranchir des liens qui existaient avec le peuple de l’air. Alors, ils nous ont relégués aux rangs d’esprits ou mêmes d’êtres maléfiques. »
Les jours suivants, je retournais plusieurs fois au village en compagnie d’Iyasik, pour écouter l’ancien me parler de nos gardiens. J’appris ainsi comment le peuple de l’air donna naissance, de par le monde, à toutes sortes de légendes. Les hommes leur avaient donné le nom de dieux, de nains, d’elfes, de lutins, de fées, pour mieux les éloigner… Ils se souvenaient qu’autrefois des êtres aux pouvoirs étranges avaient eu une influence sur leurs vies, tout en leur refusant maintenant toute réalité.
« Petit à petit, nous avons donc perdu notre influence sur votre race. Nous avons cessé de nous mélanger, et lorsqu’ils nous voyaient, les hommes pensaient avoir rêvé. Il nous a fallu trouver d’autres moyens de communiquer. Nous entrions dans les transes des chamanes pour vous parler, mais eux aussi ont fini par perdre leur influence. Alors nos femmes se sont faites muses auprès de vos artistes. Mais à nouveau, les hommes ont eu tendance à bouder nos conseils. Plus le temps passait, plus il était difficile de communiquer directement avec vous. Alors, nous voici presque condamnés à utiliser notre ultime moyen de faire entendre notre message. Nous ne prenons plus guère ni la forme d’humains ni celle des animaux, nous nous mêlons aux éléments. »

Pour ne pas faire languir Moukmouk trop longtemps...
Iyasik se mit alors à marcher, empruntant un sentier dans la forêt.
- Il existe d’autres réalités, dit-il alors pour répondre à ma question muette. Lorsque le peuple de l’air entendit la malédiction de la sauterelle, notre aîné décida de parler aux animaux…
« Comme nous sommes coupables d’avoir entraînés avec nous la sauterelle, nous acceptons notre part du fardeau, avait-il aux animaux. Nous nous ferons les gardiens de l’homme, pour que sa cupidité ne dévore pas le monde. »
- L’ours avait donc façonné de nouvelles formes d’argile, à l’image de l’homme.
« Puisque l’homme est craintif, avait dit l’ours, vous devrez adopter son corps, et copier ses mœurs si vous voulez vous faire entendre. »
- Ainsi, ajouta Iyasik, mon peuple, qui auparavant était libre comme l’air dont il porte le nom, s’est retrouvé ancré les pieds sur terre, dans ce corps.
Je le regardais. Il avait dit cela avec une espèce de moue contrariée. J’essayais d’imaginer ce que pouvait ressentir un être aussi léger, transparent et silencieux que l’air, virevoltant où bon lui semblait, soudain emprisonné dans un corps comme le nôtre, avec toutes les contraintes qui accompagnent notre état… Impossible de voler désormais…
- Mais comme, contrairement à l’homme, ce corps d’argile n’était pas réellement le nôtre, ajouta Iyasik, nous avons un grand avantage : l’argile est malléable. Nous pouvons donc nous transformer à volonté.
Comme pour illustrer ses dires, il se transforma alors en un magnifique pygargue à tête blanche, s’envolant dans un coup d’aile majestueux. Alors qu’il volait au-dessus de moi, je l’entendais toujours parler.
« Ainsi nous reçûmes le don de communiquer avec vous, sous toutes sortes de formes, pour vous apprendre la beauté du monde, et comment le préserver. Mais tout don se paye, ajouta-il en reprenant forme humaine. Les animaux scellèrent nos âmes à ces formes d’argile et il nous fut interdit d’en sortir, si ce n’est pour nous mêler aux éléments. Il nous fut aussi interdit d’agir directement dans le monde, si ce n’est pour remplir notre rôle de gardiens… Voilà pourquoi, nous habitons généralement une réalité parallèle. »

Petit épisode de transition, pour vous faire languir un peu plus.
(début ici)
Iyasik tourna son beau visage moi.
- C’est étrange, dit-il, comme on est toujours puni par là où l’on a péché. L’assemblée des animaux a voulu jouer les démiurges, créer un être pour flatter son orgueil, et elle s’est retrouvée avec… une bombe à retardement, finalement.
« Une bombe à retardement, pensais je, voilà ce que nous représentons pour le reste du monde… »
Iyasik me sourit.
- Pas tous… Car il reste l’intervention du peuple de l’air… Attends que je te raconte la suite.
« Il est peut-être inutile que je te raconte comment les animaux se disputèrent, comment l’ours se mit à grogner et la souris à couiner, comment ils se condamnèrent eux-mêmes à ne plus vivre en paix les uns avec les autres, comment la colère de l’ours fut si grande qu’il finit par séparer l’île en continents et comment la tortue sauva in extremis la nouvelle créature qui menaçait de sombrer dans l’océan. »
« On se demande bien pourquoi, songeais-je avec tristesse. »
« Peut-être parce que tout créateur s’attache à sa créature. Peut-être aussi parce que la tortue est sage et patiente, et parce qu’elle ne désespérait pas de voir l’homme jouer un beau rôle sur cette terre… »
Il se leva alors, s’étira longuement, puis me tendit la main.
- Je suppose que tu souhaites en savoir plus sur le peuple de l’air et ce qu’il fit dans cette affaire… Viens.
J’acceptais l’invitation mais en saisissant sa main, je fus prise d’un soudain vertige, comme lorsqu’on se trouve tout au bord d’une falaise. Je me sentis tomber.
« N’aie pas peur, entendis-je dans un souffle, ce n’est que la peur du vide, l’inquiétude devant l’inconnu… Mais une fois le passage franchi, l’angoisse disparaîtra. »
Combien de temps suis-je restée ainsi, le cœur serré, avec cette impression étrange de sombrer dans quelque monde inconnu? Quelques secondes, quelques minutes peut-être, qui m’ont paru une éternité. Lorsque j’ouvris les yeux, je tenais toujours la main d’Iyasik, et rien autour de nous ne semblait avoir bougé. Rien? Je regardais Iyasik. Si ses traits et sa carrure étaient restés les mêmes, il était maintenant devenu brun, le teint mat, les yeux aussi noirs que le jais.
- Bienvenue dans notre réalité, dit-il avec un sourire éclatant. Bienvenue chez le peuple de l’air.

... ou l'intervention de la mauvaise fée.
Première partie ici et deuxième là (oui, bon, je sais, c'est juste en dessous mais y a peut-être des paresseux qui veulent pas scroller dans la salle).
« Alors ils se donnèrent le droit d’énoncer chacun à son tour les qualités nécessaires pour créer cet animal qu’ils voulaient parfait.
- Il lui faudra marcher sur deux pattes et être fort, dit l’ours.
- Comme toi, dirent les autres animaux?
- Comme moi, dit l’ours.
- Il lui faudra avoir l’ouie fine et reconnaître le danger, dit le caribou.
- Comme toi, dirent les autres animaux?
- Comme moi, dit le caribou.
- Il lui faut des serres puissantes, pour pouvoir saisir ce qu’il veut, dit l’aigle.
- Comme toi, dirent les autres animaux?
- Comme moi, dit l’aigle.
- Il lui faudra avoir la peau lisse et être un excellent nageur, dit le saumon.
- Comme toi, dirent les autres animaux?
- Comme moi, dit le saumon.
- Il lui faudra vivre en meute, car la meute est plus forte que l’individu seul, dit le loup.
- Comme toi, dirent les autres animaux?
- Comme moi, dit le loup.
- Il lui faudra construire sa maison, pour être à l’abri des caprices du temps, dit le castor.
- Comme toi, dirent les autres animaux?
- Comme moi, dit le castor.
- Il lui faudra une belle voix pour chanter la beauté du monde, dit la souris.
- Comme toi, dirent les autres animaux?
- Comme moi, dit la souris.
- Et il lui faudra vivre longtemps, afin d’acquérir la sagesse, dit la tortue.
- Comme toi, dirent les autres animaux?
- Comme moi, dit la tortue.
Alors l’ours façonna dans l’argile un être qui répondait à toutes les demandes. C’est au moment où les animaux s’apprêtaient à lui transmettre la vie que la sauterelle, surgie du premier monde à la suite du peuple de l’air, se présenta devant eux. Elle jeta un regard noir à l’assemblée et à sa création, furieuse de ne pas avoir été invitée à l’assemblée.
- Puisque c’est ainsi, dit la sauterelle, je maudis votre belle créature. Elle ne pourra jamais veiller sur le monde, ni en chanter la beauté, ni soigner les plantes, ni chérir les animaux qui seront ses pères et frères. Car, comme moi, la faim l’habitera, et cette faim dévorera son âme. Jamais l’homme ne sera rassasié et toujours il voudra plus que ce qu’il a. »

Première partie ici.
L’homme tourna alors son visage vers le mien. Un long sourire étirait ses lèvres fines. Il hocha la tête.
- Bien sûr que tu nous connais. Toute l’humanité nous connaît, depuis la nuit des temps. Évidemment, les années, les siècles passant, vous avez fait mine de nous oublier, mais nous avons toujours été là. Souviens-toi…
Iyasik ferma les yeux un instant, soupira, semblant rassembler ses idées.
« Nous sommes le peuple de l’air », reprit-il, « et nous sommes ici depuis le commencement du monde. Bien avant que l’homme ne foule cette terre, nous étions déjà là… »
Il tourna son regard vers le mien, et y planta ses yeux intensément bleus.
« Il y a très longtemps de cela, notre peuple vivait dans le premier monde. Oh, le premier monde n’était pas comme celui-ci. Il était sombre et froid. Nul soleil n’y brillait jamais et des insectes y rampaient, couraient, volaient en tout sens. Notre peuple vivait dans la peur.
Mais un jour, une femme aperçut un petit trou par lequel s’échappait de la lumière. Piquée par la curiosité, elle y colla son œil, et fut soudain happée par le trou. Intrigué, un homme tenta lui aussi de regarder par le trou et disparut à son tour. Puis un autre, et encore un autre. Tour à tour, tous les gens de mon peuple quittèrent donc le premier monde pour se retrouver dans ce monde-ci, d’où venait la lumière qu’ils avaient vus.
Ils firent une longue chute, une très longue chute, avant d’atterrir au milieu d’une clairière. Il faut dire qu'en ce temps-là, le monde était encore vide, ou presque. C’était une grande île entourée d’eau et les êtres vivants étaient rares. Il n’y avait alors que quelques arbres, quelques fleurs et quelques animaux. Le peuple de l’air était tombé dans une clairière, en pleine assemblée des animaux. Ils avaient atterri au milieu des animaux, mais comme ils étaient alors aussi légers, transparents et silencieux que l’air dont ils portent le nom, aucun animal n’avait remarqué la présence des nouveaux arrivants.
En ce temps-là, les animaux étaient tous amis et ils débattaient pour savoir qui était le meilleur. Il y avait là l’ours, le caribou, l’aigle, le loup, le castor, le saumon, la souris et la tortue. Ils discutèrent si longtemps des qualités et des défauts des uns et des autres que la nuit commença à tomber sans qu’ils se soient mis d’accord.
Alors l’ours, qui connaît la valeur de toutes choses, prit la parole :
- Puisque nous ne sommes pas d’accord sur qui est le meilleur, créons un nouvel animal qui nous départagera. Donnons-lui toutes nos qualités. Et comme il sera le meilleur, il aura la tâche de veiller sur ce monde, d’en chanter la beauté, de louer la terre qui le porte, de soigner les plantes qui le nourrissent, et de chérir les animaux qui seront ses pères et frères.
Tous les animaux acquiescèrent. Et c’est comme cela qu’ils se donnèrent la tâche de créer l’homme. »

Toute ma vie, il me semble avoir lutté contre la loi du fort, du moins telle qu'elle s'applique dans nos sociétés.
Autant le struggle for life darwinien ne m'a jamais trop dérangée - parce qu'il est dans l'ordre des choses -, autant j'ai toujours trouvé injuste que des gens qui sont les plus forts en général juste parce qu'ils sont nés au bon endroit au bon moment se permettent d'écraser voire d'affamer les autres sans aucun sens moral ou presque.
Petite, on m'a dressée à coups de liberté, égalité, fraternité et autres les hommes sont libres et égaux en droit et je dois bien avouer que ces idées font partie de mes credos principaux. J'ai donc du mal à comprendre des phénomènes aussi répandus que le raciste ou l'ultra-libéralisme et j'ai souvent participé à des actions visant à défendre les droits des plus faibles. J'estime que l'humanité devrait être au-dessus de ça...
Mais voilà... Voilà qu'aujourd'hui, je me trouve, presque par hasard, dans la peau du plus fort. Je dis presque par hasard, parce que j'y suis quand même pour quelque chose.
Il se trouve que dans mon entreprise, tout n'est pas rose. Il se trouve aussi que mon équipe est, d'assez loin, celle qui récolte les meilleurs résultats: peu de clients mécontents et excellent rendement. Par ailleurs, depuis que je suis devenue la traductrice attitrée d'un certain client, ce client n'arrête pas de nous bombarder de travail, preuve qu'il est satisfait de moi. J'estime donc avoir ma part de mérite dans les bons résultats de mon équipe (de toute façon on n'est que quatre, difficile de nier de le mérite de chacun d'entre nous), même si par ailleurs, je n'ai pas le sentiment d'être exceptionnelle, juste de faire ma job correctement. J'en tire tout de même une certaine fierté: ça me flatte l'ego de savoir que je suis parmi les meilleurs.
Il se trouve aussi que depuis quelques semaines, il y a un nouveau dans l'équipe. Et soyons honnêtes, ce nouveau, malgré des efforts certains, n'est pas à la hauteur de ce qu'on attend de lui: non respect des consignes, lenteur épouvantable et parfois faible compréhension des textes qu'il traduit... Il va d'ailleurs certainement devoir prendre la porte avant la fin de sa période probatoire.
Et, quand je prends un peu de recul, j'avoue trouver horrible la façon dont je pense you are the weakest link, goodbye, avec tout le cynisme, l'arrogance voire le mépris qu'il peut y avoir dans ce genre de pensée, sans grande considération pour l'autre...
« La justice sans la force est impuissante: la force sans la justice est tyrannique » disait Pascal.
Et voilà qu'aujourd'hui je m'aperçois à quel point il est difficile de concilier les deux, même pour moi, qui d'habitude me vante de ma capacité à ne pas condamner gratuitement...
Dois-je en déduire que l'ego est finalement plus fort que les principes?
J'aurais honnêtement préféré que ce soit l'inverse.