Le blog de nanouk

Portrait de nanouk

Ça commence bien...

Mon chum, téléphonant à la SAAQ:

- Bonjour j'aurais aimé un rendez-vous pour échanger mon permis français.
- Je ne peux pas vous avoir de rendez-vous avant la mi-juillet.
- Ça tombe mal, je pars dans le grand Nord fin juin.
- Fallait le faire avant.
- Euh... J'en avais pas l'usage avant, j'allais pas payer un permis alors que je n'avais pas de voiture...
- ...
- Est-ce que vous avez un bureau à Kuujjuaq?
- Où ça?
- Kuujjuaq, au Nunavik.
- Ah, mais monsieur, vous devez vous tromper, ce n'est pas au Québec ça!
- Vous feriez bien de réviser vos leçons de géographie.

Non seulement, le gouvernement n'est pas capable d'offrir des services corrects à ses citoyens du grand Nord (pas de bureau là-haut, je ne sais pas comment ils font pour se procurer un permis - si, si, y a des routes et surtout des véhicules à Kuujjuaq!) mais en plus, certains fonctionnaires ne sont visiblement même pas au courant de l'appartenance de certains villages inuits au Québec.
Ça promet...

Portrait de nanouk

Le pays où vivre

J'aurais dû m'en douter. Les signes étaient trop nombreux.
Par pur hasard, mon chum a trouvé un contrat d'un an à Kuujjuaq.
Nous partons dans le grand nord, chez les inuits.

Départ très prochainement pour lui, dans deux mois pour moi.

Portrait de nanouk

Promenades bucoliques

L'un des bonheurs d'habiter à Montréal, c'est qu'on peut s'en échapper très rapidement et à moindre frais. Depuis quelques semaines, lorsque Madame Soleil nous fait l'honneur de sa présence, nous en profitions pour aller nous promener dans les parcs de Montréal et aux environs.

Il y a d'abord eu la promenade au Parc Jean Drapeau, juste à l'entrée de la ville, avec ses marmottes:


Une marmotte peu discrète...


Une marmotte presque bien cachée...

Il y a deux semaines, nous sommes allés à Chambly, qui se trouve à une heure à peine...


Le fort restauré


Mon chéri est un soldat-pirate!

Et cette semaine, nous avons fait une longue ballade sur les merveilleuses îles de Boucherville, qui se trouvent à peine à 20 minutes de chez moi" Un cadre extrêmement plaisant dès qu'on s'éloigne de l'île principale et des heures de sentiers pour admirer toutes sortes d'animaux...


Le pollen des pissenlits fait comme une couche de neige


Un chenal


Chéri se prend pour un iroquois à la recherche d'inspiration


L'envol d'une aigrette

Portrait de nanouk

Nomade

Ayant vécu les 20 et quelques premières années de ma vie au même endroit, dans le même appartement, j'ai longtemps ignoré que j'étais nomade.
À bien y réfléchir, il y a pourtant des signes avant-coureurs de la bougeotte qui me tient depuis que j'ai quitté le foyer parental. Dès mon adolescence, j'avais pris l'habitude de bouger périodiquement tous mes meubles de place, une habitude sans doute destinée à changer de cadre de vie à moindre frais... Il y a eu aussi ces quelques voyages en solitaire lorsque j'étais étudiante, et puis, depuis que je suis entrée dans la vie professionnelle, 2 pays et pas mal de déménagements...
Depuis des mois maintenant, je ressens la nécessité d'aller planter mon wigwam un peu plus loin. Le ciel de Montréal me paraît bouché et j'ai besoin de bouger. Pas de vacances à l'horizon, la crise offre peu de perspectives de changement professionnel, je ronge mon frein en patience.
Mais, cette même crise pourrait bien m'offrir une occasion. Avec la difficulté que mon chum a à trouver une job ici, il semblait bien qu'il ne puisse pas rester à Montréal, même si le timing et toutes les options ne me plaisent pas forcément...
Ou nos pas nous mèneront-ils? Nous ne le savons pas encore. Mais je sens que je vais finalement bientôt devoir replonger dans les cartons...

À suivre...

Portrait de nanouk

Ullaakkut

Non je ne blogue pas beaucoup en ce moment. Il faut dire qu'un PC pour deux, ça réduit les possibilités de raconter sa vie en solitaire sur le net.

Bref, je ne blogue pas, car je réserve les rares moments de tranquillité internétique (oui, ça existe, je viens de l'inventer) à des loisirs autrement plus passionnants. Comme par exemple, découvrir la langue du Nord, l'inuktitut.
Et j'en profite pour vous signaler un merveilleux site, des fois que la même idée vous traverserait l'esprit:
http://www.tusaalanga.ca/

Le site est assez complet et les leçons disponibles sont vraiment très bien faites. Tout le vocabulaire est enregistré, pas la peine de vous casser la tête à deviner comment ça se prononce.
Par contre, pour le prononcer, prévoyez un peu de pratique! ^^

Sur ce, aullalauqtunga. Takuniaqquguk...

Portrait de nanouk

Au pays de la poutine

L'un des plaisirs qu'il y a à habiter à côté du parc olympique (hormis aller régulièrement y nager), c'est de pouvoir assister à certains événements.
Je reviens de la Coupe de plongeon du Canada, où j'ai pu admirer de beaux corps (masculins surtout, les femmes sont moins sexy*) tournoyer dans les airs avant de s'enfoncer dans l'eau.
Quelques petits instants de plaisir gratuit..

*C'est quand même drôle de constater que les athlètes les plus "enrobés" étaient les québécois... ce qui n'a pas empêché la québécoise de remporter sa demi-finales haut la main! Comme quoi on peut plonger comme un dieu et ne pas cracher dans la poutine!

Portrait de nanouk

On dirait le Nord...

La plupart des gens rêvent du Sud, le soleil, la belle vie, des vieux corps fripés qui s'étalent sur la plage... Étrangement, et malgré le plaisir que j'ai à me laisser caresser par madame Soleil, c'est du Nord que je rêve.

J'en rêve d'autant plus que ma vie ici me paraît étriquée, sans saveur. Je ne me suis jamais sentie à l'aise dans la ville. Quand d'autres se sentent menacées dans la nature et ne conçoivent de vivre sans l'asphalte, toute ma vie, j'ai rêvé de nature, de rivières, de forêts, du grand air.
J'ai du mal à supporter l'agitation, les bruits et les odeurs de la ville, et ce temps qui vous file entre les doigts, plus vite que le sable de la plage... La promiscuité et l'individualisme me pèsent, tout autant que la maladie moderne de la consommation, version moderne du divertissement pascalien.

J'aimerais m'arrêter un instant et prendre le temps de contempler la vie autour de moi, goûter aux mille et uns plaisirs insoupçonnés qu'elle nous offre.
Et je me prends à rêver de voyage.
Mais pour moi, c'est au Nord que le temps dure longtemps...

Portrait de nanouk

They fly over the rainbow...

Voilà longtemps que je n'ai pas posté. La faute au mauvais temps et à la crise - mon chum ne trouve pas de job. J'ai tendance à déprimer un peu et à me renfermer sur moi-même, je n'ai guère envie de poster dans ces conditions.

Mais le soleil a refait son apparition aujourd'hui. Du coup, nous en avons profité pour sortir et aller voir les papillons en liberté.
Je vous en livre donc quelques photos:


Porte-queue thoas


Leuconé


Monarque


Papillon cobra

Autres photos dans l'album ici.

Et... double surprise, les papillons m'ont complimenté sur mon air de jeune fille en fleur.
La preuve en images:

Certains de mes ancêtres portaient des plumes dans leur coiffure, moi je porte des papillons, c'est plus classe!

Portrait de nanouk

Le poids des mots....

Parce que parfois, 1 000 mots ne valent pas une bonne illustration, le merveilleux dictionnaire visuel vient d'être mis en ligne hier.

Je ne saurais trop vous recommander d'aller vous y perdre, il est aussi agréable à feuilleter virtuellement que réellement :
http://www.ledictionnairevisuel.com/

Portrait de nanouk

Nuit blanche à Montréal

Je sais que je n'écris pas beaucoup en ce moment: mes journées se passent à travailler et l'essentiel de mes soirées est consacré au même genre d'activités... Joie et félicité!

Du coup, nous avons décidé ce soir de nous divertir un peu et de profiter de la Nuit blanche à Montréal. Comme je suis pas fanatique du bruit et des grandes démonstrations, nous nous sommes contentés de la promenade au clair de lune au Biodôme et de la démonstration d'oiseaux de proie qui l'accompagne.

L'un dans l'autre, ce fut une soirée agréable mais fraîche et finalement, un peu décevante. À part les chauves-souris en liberté, la visite nocturne du Biodôme ne présente pas grand attrait, la plupart des animaux présents - ou visibles - étant diurnes, il n'y a pas grand chose à voir. Quant à la présentation des rapaces (le grand-duc d'Europe, l'effraie des clochers et le grand-duc d'Amérique), elle m'a laissé un arrière-goût désagréable. Je dois dire que les misérables deux mètres de vol de nos trois rapaces de ce soir ne contribuaient pas à les mettre en valeur, sans parler des commentaires peu flatteurs de la présentatrice - qui nous a expliqué que le cerveau des rapaces nocturnes était plus petit que celui des autres oiseaux (en raison de l'espace occupé par leurs yeux) et que la tradition avait donc certainement eu tort d'en faire des symboles de réflexion.
Il est pourtant certain que pour être aussi discrets, patients et efficace, ces animaux sont loin d'être stupides.

La sagesse des hiboux est dans le silence.
Peut-être est-ce pour cela que certaines personnes ne peuvent la comprendre.

Syndiquer le contenu