Le blog de nanouk

L’ombre d’un vieux poète erre dans la gouttière...

Elle tire son nom de son chant doux et mélancolique. C'est un oiseau que je trouve particulièrement élégant et délicat.

J'aime la tourterelle triste, dont le chant si évocateur pénètre au plus profond de mon coeur.

Lancé libre

Il y a plein d'avantages à travailler à son compte.
Le premier est sans doute la liberté. J'arrange mes horaires comme je veux, je travaille en pyjama si je veux, je me paye le luxe de refuser les tâches qui m'ennuient trop, et je peux alterner dur labeur et changements de couches jouer avec mon fiston. Ce dernier commençant à grandir et à dormir de moins en moins, je vais probablement le faire garder à temps partiel bientôt, mais ceci est une autre histoire.
Le deuxième est sans doute financier. Non seulement je gagne plus du mot que lorsque j'étais en agence, mais en plus, j'ai le droit à tes tas de déductions d'impôts liées au fait que mon bureau se trouve à la maison.

Bien sûr, il y a aussi des inconvénients.
Je ne parlerai pas de ma vie sociale qui avoisine le zéro en ce moment. J'ai bien des amis que je vois de temps, mais entre le petit à garder et les soirées/fins de semaine parfois bien occupées, il me reste peu de temps pour sortir. Pas que je sois un animal particulièrement festif, loin de là . La vie d'ermite me convient assez bien en général, mais, depuis 6 mois que je suis enfermée chez moi, je ne cracherais pas sur un poil plus de vie sociale. J'envisage donc sérieusement de m’inscrire ce printemps à un cours de cuisine, de photo ou de yoga - l'espagnol n'ayant l'air de ne se donner qu'à un niveau à la fois, il aurait fallu que je commence en septembre...
Mais le principal inconvénient, et non des moindres, ça reste l'administration. J'ai toujours haï les tâches administratives, et me voilà avec une entreprise où je ne peux les déléguer à personne. Dieu merci, je vis dans un pays où les bureaucrates ont su rester raisonnables, et je n'ai pas 56 formulaires à remplir par an. Juste mes impôts en fait - et gérer les factures.
Et c'est là que le bât blesse. J'ai régulièrement plusieurs semaines de retard dans ma facturation. À vrai dire, j'avais même 2 mois de retard avant que je ne décide de prendre le taureau par les cornes ce matin.
Bref, j'ai donc rattrapé aujourd'hui tout mon retard - histoire de boucler l'année fiscale et de clore ma facturation avant la reprise de mes activités en février. Mais le résultat me console largement: je viens d'apprendre qu'en quatre mois d'exercice, j'ai gagné environ la moitié de mon ancien salaire - et je ne suis pas encore optimale.

A fait du bien.

Roselins

Pas facile de prendre des photos en zoom sans pied, avec un bébé qui vous tire le pantalon, parce qu'il voudrait bien jouer lui aussi avec l'appareil et des oiseaux qui bougent dans tous les sens. Mais ce matin, les roselins ont bien voulu prendre la pose.

Bonne année 2012

Je vous souhaite qu'elle vous apporte ce dont vous rêvez, et surtout, surtout, la santé. Le reste dépend de vous.

Jour de fête...

Il parait que c'est jour de fête aujourd'hui... Même si je ne m'en rends pas trop compte. Mon chéri ne souhaitant de fêter Noël, n'étant pas moi-même une fan de Noël (j'aime bien ça, mais à petite dose), je me voyais mal me charger de faire le sapin, acheter des cadeaux, les emballer, etc. juste pour nous trois quatre cinq six.
Nous nous sommes donc contentés de homard et de saumon fumé pour le réveillon, et c'est pas plus mal.
De toute façon, le père Nouwel a déjà déposé un joli vélo d'exercice dans mon salon depuis environ 2 semaines, et nous irons faire la récolte des cadeaux familiaux dans un mois environ.

Brefle, un joyeux Noël à tous.

La mangeoire

Au début, ça avait l'air de ne pas trop fonctionner. Il a bien fallu une semaine avant que je vois les premiers visiteurs. Et puis, le froid est arrivé et la gent ailée s'est passée le mot.

Tous les matins, je les vois arriver de l'Est. Ils se posent sur le bord du toit de la voisine, puis dans l'arbre et dans le pommier, où il grignotent ce qu'il peut rester à grignoter. Il y en d'abord un, puis deux, puis trois, et bientôt les arbres se remplissent de leurs petites silhouettes graciles. Et ils se jettent, par groupe de 4 ou 5 sur les rambardes de la terrasse, puis sur la mangeoire. Il y a là des parulines, des roselins, des bruants, des tarins, toute la gent commune des petits piou-pious des villes. C'est un balai complexe. L'un s'envole, l'autre se pose, ça se bouscule un peu. Et les juncos, chanceux, ramassent les miettes que la nuée jette au sol. Parfois, les cardinaux viennent ensuite, sans trop se mêler aux autres, et les jours des chance, j'aperçois même les geais bleus au plumage si magnifique (mais leur ramage ne se rapporte pas à leur plumage).

C'est devenu un rituel. Je ne descends pas travailler dans mon bureau tant que je n'ai pas vu les oiseaux venir se régaler à ma mangeoire, pour mon plus grand plaisir. Ils étaient bien une quarantaine ce matin.

Première neige

La première bordée de neige est tombée sur Montréal. Comme chaque année, c'est une joie de voir soudain le monde vêtu de blanc. Tout est calme, on se sent bien au chaud dans la maison. Le petit d'homme regarde dehors intrigué. Que s'est-il donc passé?

Une fois la déneigeuse passée, le petit faisant faisant sa sieste du matin, je me suis dit que j'allais déneiger l'allée pour que Chéri puisse rentrer sans peine le soir. J'emmène donc le chien dehors. Ah! Il a à peine mis le pied dehors qu'il est déjà à faire 50 fois le tour du jardin en courant, sautant, virevoltant, et que je me plonge la truffe dans la neige, tout à ma joie de retrouver l'élément doux et frais de mon enfance.
Il aura 2 ans dans quelques jours, voilà un bien joli cadeau d'anniversaire que le ciel lui offre.

Je suis donc en train de sortir mon matériel quand un homme se pointe à l'entrée de ma cour arrière, me demandant s'il peut venir sur le terrain pour aller travailler dans les câbles de mon fournisseur Internet. Bien sûr, faites, faites. C'est en voyant le chien courser l'intrus que j'ai compris que pelletage + technicien + chien était une équation qui risquait de ne pas fonctionner. J'ai donc mis le chien sur la terrasse et fermé la porte derrière lui. Il aurait la neige, je pourrais pelleter, le technicien travailler sans être dérangé, tout le monde serait content.

Le technicien ne reste que quelques minutes, mon pelletage va bon train, je termine donc assez rapidement et retourne chercher mon chien.
Sauf que, en arrivant près de la terrasse, plus de chien. Damned! Un chien noir sur de la neige pourtant, je ne devrais pas pouvoir le manquer. Aurait-il sauté de la terrasse? Mais je ne le vois pas dans le jardin, et je l'aurais vu passer s'il s'était enfui.
Je remonte donc sur la terrasse, le cœur battant. Quand je l'aperçois. Dans la piscine. Heureusement que la toile tient bon et qu'il n'est pas tombé dans l'eau. Heureusement aussi qu'il vient dès que je l'appelle, sans la moindre difficulté. Je voyais mal comment le sortir de là sinon.
Nous rentrons finalement sans encombre, pour aller jouer avec le petit d'homme qui se réveille.

Et pendant tout ce temps-là, minette a raté nos aventures. Elle dormait bien au chaud.

Recyclage

Le jeune écureuil avisa un vieux nid de feuilles mortes qui traînait dans l'un des trois magnifiques érables qui trônent sur notre terrain. N'écoutant que son courage, il décida de retaper un peu cette demeure et d'en faire son foyer.
C'est ainsi que toute la journée, je le vis descendre chercher les feuilles que nous avions fort judicieusement balayées et laissées au pied de l’arbre et remonter une bonne touffe à la bouche pour décorer sa chambrette pour l'hiver.
Comme quoi, il est inutile, voire stupide, de mettre ses feuilles dans des sacs plastiques pour les envoyer à je ne sais quelle déchetterie, alors qu'elles peuvent recyclées sur place.
Malheureusement, je ne saurai pas à quel point le nid est douillet...

Un jeune écureuil se cache dans cette image, sauras-tu le retoruver?

Blabla

À chaque visite chez le médecin - du moins depuis que ses problèmes de lait sont réglés - c'est le même refrain:
- Taille, tout bon
- Poids, tout bon
- Motricité générale, tout bon
- Motricité fine, tout bon
- Sociabilité, tout bon
- Langage. Euh comment dire...
Il babille, il lalalise? Euh, ben... Faire bubububu et grrrrrrrr, ça compte?

Il y a des enfants qui ne sont pressés de marcher, d'autres qui sont en avance sur tout, d'autres qui trainent... Le rêveur n'est pas pressé de parler. Ses oreilles fonctionnent bien - on a vérifié -, et il comprend bien ce qu'on lui dit. Un non suffit généralement à l'arrêter dans son élan, il fait la lippe lorsqu'on le gronde, s'arrête de grogner quand on lui chante une chanson, écoute religieusement les histoires qu'on lui raconte.
Je me souviens de ma soeur au même âge, on l'entendait babiller dans son lit, un vrai petit pinson. Mais dans son lit, le rêveur fait des câlins avec ses peluches, tourne les pages de son livre, et tape du pied quand il s’impatiente.
La parole ne lui manque guère pour l'instant. Il fait bien quelques efforts pour interpeller le chat et le chien, mais préfère nous faire signe de la main pour nous dire de venir que de verbaliser ses attentes.
Je ne m'inquiète pas. Ma mère a toujours répété à qui voulait l'entendre que j'ai parlé tard, et je vois bien que mon fils comprend ce qu'on lui dit. Mais pour l'instant, il est de ceux qui préfèrent écouter que parler.
Tu as bien raison, mon fils, c'est comme cela qu'on devient sage.

9 mois

Et voilà qu'il a passé plus de temps dehors que dedans, un temps où j'ai pu prendre plaisir à le regarder grandir (à une vitesse folle).

Neuf mois et le voilà qui rampe partout depuis presque trois mois, toujours souriant, avide de découvrir le monde. Rien ne semble pouvoir l'arrêter. Les obstacles ne lui font pas peur, il sait monter et descendre de l'estrade depuis belle lurette. Il joue avec les portes de placard, vient de découvrir les tiroirs du meuble vidéo. Il a un ami chien, qui prend son rôle de gardien très au sérieux et se laisse tirer les poils sans rien dire, et une amie chatte, qui a bien compris qu'il fallait rester près de lui quand il mangeait, mais qui reste prudente, elle, et ne le laisse pas s'approcher de trop près. Il fait de gros efforts pour apprendre à tenir debout seul et se redresse sans problème en s'appuyant sur divers meubles. Il tombe souvent, pleure rarement. Il fait bububu quand il n'est pas content, et grrrrrrrrr ou kiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii quand il est heureux. Il aime faire craquer les biscuits de riz entre ses quatre dents à la manière d'un petit lapin, boude les petits pots industriels, préfère la cuisine de Maman. Il a des du*plo, dont il ne comprend pas bien l'utilité, mais ce n'est pas grave, ce sont des chouettes jouets à mettre dans sa bouche. Il adore jouer avec les butées de porte et les ressorts en tout genre. Quand il est bougon, il suffit de chanter ou de lui mettre de la musique pour qu'il arrête de ronchonner. Il aime voir de nouveaux visages et ne veut pas faire la sieste quand nous avons des invités. Dès qu'il voit l'eau du bain, il veut y entrer, pour sauter et éclabousser son papa à cœur joie. Il est fasciné par les ordinateurs, et par tout ce qui est électronique en général. Il regarde la tortue dans son aquarium et voudrait bien l'attraper. Il admire les petits oiseaux dehors d'un œil plus timide. Il crie parce qu'il est fatigué, mais ne veut pas aller dormir le soir, et la journée, c'est souvent difficile. Il n'aime pas être seul. Il parle une langue qu'il est le seul à comprendre. Il écoute les histoires qu'on lui raconte avec la plus grande attention. Il tape du pied dans son lit pour qu'on vienne le chercher et donne de grands coups de jambes quand il est excité. Il passe sa main sur nos joues, dans nos cheveux, nous pince parfois le nez ou les oreilles. Il n'aime pas qu'on lui change sa couche, ou alors il faut jouer avec lui. Il rit de tout. Il joue à coucou et aime qu'on le fasse sursauter. Il ne tient pas en place, mais s'arrête pour écouter le chant du vent dans les arbres.
Bref, c'est un petit garçon qui respire la joie, et c'est un grand bonheur d'être sa maman.

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