
Hier soir, souper chez les Dodinous avec Moukmouk. L'occasion de passer une soirée très agréable en charmante compagnie, de faire la connaissance de gens très sympa, d'enfants presque très sages et de savourer un repas excellent qui fleure bon l'été.
L'occasion aussi de constater que la STM est vraiment en dessous de tout.
Dodinette habite le Plateau, pas vraiment proche d'une station de métro. J'habite Rosemont, assez loin d'une station de métro. Somme toute, il est possible de faire le trajet à pied, mais c'est la distance est quand même suffisamment importante pour que ça ne m'apparaisse pas comme le moyen de transport idéal. Bien sûr, j'ai d'office éliminé la voiture: à Montréal même je trouve ça ridicule, y a probablement pas de place où stationner sur le Plateau et je veux pouvoir boire tranquille.
La veille, je me rends donc rapidement sur le site de la STM, calcule tout aussi rapidement mon itinéraire au moyen de leur calculateur de trajet: environ 30 minutes si je pars du bureau. Je prends donc cette option en me disant qu'il vaut mieux lambiner que de rentrer chez moi à la course pour repartir directement.
Le soir même, comme prévu, je vais donc faire 2-3 boutiques avant de prendre le métro. Lorsque j'arrive sur le quai, il est 17h35. Nous avons rendez-vous à 18h00. Parfait, me dis-je, grande naïve que je suis, j'arriverais avec les 5 minutes de retard qui conviennent.
Arrivée à ma station, je me dirige donc joyeusement vers l'arrêt de bus. Et là j'attends. Et j'attends. Et j'attends. La file de gens qui attendent tout comme moi n'arrête pas de s'allonger. Au bout de 20 minutes de vaine attente, dépitée, j'ai fini par prendre un taxi (je ne suis d'ailleurs pas la seule).
Et par arriver avec une bonne vingtaine de minutes de retard...
Au retour, je ne me fatigue pas à faire un grand détour pour prendre le métro, ni à attendre un bus. Je décide de rentrer à pied (en plus, ça m'aidera à digérer). Si je croise un bus, je le prendrai. Normalement, il doit encore en passer à cette heure-ci donc tout espoir n'est pas perdu.
Eh bien, 45 minutes de marche plus tard, force m'est d'avouer que j'ai croisé un nombre mirobolant de bus dont la somme se solde à... 0.
Et après, on parle de lutter contre la pollution, de modifier les habitudes. On espère même que les gens vont arrêter d'utiliser leur voiture.
Certes le prix de l'essence commence à être dissuasif. Mais tant que les transports en commun offriront un service aussi pitoyable, j'émets quelques doutes.
Mes compatriotes ne sont pas vraiment des ascètes de la marche à pied.
Commentaires
ah que oui, les transports
ah que oui, les transports en commun sont pourraves, mais relativisons ensemble : il m'est arrivé de me pointer à 19h30 à un arrêt de bus à Bordeaux pour me rendre à l'extérieur de la ville (pourtant desservi par une ligne de bus donc) pour m'apercevoir que... je venais de rater le dernier.
mais c'est sûr qu'en 6 ans, ça s'est pas amélioré, alors que les besoins sont de plus en plus criants. et malheureusement le prix de l'essence va plutôt pousser les gens à économiser sur leurs "dépenses personnelles" ou carrément sur la bouffe avant de penser à la voiture. et même, ils iront manifester, comme tant d'autres imbéciles en France qui croient que les pouvoirs politiques ont encore une emprise là-dessus...
moi je milite pour le litre à $5 ;)
(désolée pour le retard, trop de trucs à faire depuis 1 semaine !)
Fréquence
Ah, on sent sa petite Parisienne... C'est vrai qu'à Paris, il est rare d'attendre un bus plus d'un quart d'heure. Mais sais-tu qu'en province, la plupart des villes ne voient circuler qu'un bus par heure sur chaque ligne, en dehors des heures scolaires? Et les compagnies ont beau jeu de dire que ça ne servirait à rien d'augmenter la fréquence, vu le peu de monde qui emprunte les bus. Alors que s'il y a si peu de voyageurs, c'est peut-être justement parce que la fréquence des trajets ne leur convient pas...
Evidemment, Montréal n'est pas une petite ville, et les voyageurs potentiels y semblent nombreux. L'exemple de Paris semble dur à suivre: il mécontente les partisans de la voiture, de l'individualisme égoïste, de la pollution...
Mais tu as tout à fait
Mais tu as tout à fait raison, le transport en commun à Montréal est absolument pourri! La seule solution serait d'augmenter encore les taxes sur l'essence pour financer le transport en commun. Mais je vais surement me faire couper en petits morceaux si je répète ce truc en public.
Et le repas était très bien... j'étais content que tu sois là.