Sweet dreams...

Portrait de nanouk

Depuis que je suis petite, dans mon monde idéal, il y a la forêt et l'eau.
Depuis que je suis petite, dans mon monde idéal, la ville est loin, très loin.

J'ai grandi à Paris. Et s'il y a bien une ville au monde, c'est celle-là, la ville-lumière. Et pourtant, je m'ennuie à peine de Paris (juste des gens que j'y apprécie).
J'ai passé tous mes étés (ou presque) au Canada. Chez mes grands-parents, qui habitaient en bordure de forêt (certes, ce n'était pas vraiment la grande et sauvage forêt, mais la forêt tout de même). Chez ma tante, à Barachois, au bord de l'océan, ou encore chez mon oncle, dans un petit chalet de bois à l'odeur délicieuse, sur les bords du lac Brompton. Et puis, il y a le fleuve, celui qui se mêle à la mer, au large du Bic, l'un de mes endroits préférés au monde.
Et toute mon enfance, ce sont ces paysages là qui ont nourri mon imaginaire...

Aujourd'hui, je vis en ville, presque forcée par le monde moderne. Je dis presque parce que j'aurais pu faire le choix de travailler à distance - d'où je veux donc, sauf qu'il me faudrait de toute façon une bonne connexion Internet (et que mon chéri exerce un métier qui nous condamne à la ville).
Et pourtant, la ville m'ennuie. Le métro m'ennuie. Passer mes journées devant un écran m'ennuie.
Je rentre chez moi le soir, épuisée. Pas physiquement, non, psychologiquement. Avec une grande impression de vide.
Alors je rêve de la forêt et de l'eau.
Je rêve d'une vie où je pourrais vivre.
Je rêve d'une vie impossible, où je pourrais satisfaire à la fois mon goût de la culture et mon attirance pour la nature.

Commentaires

Les nouveaux nomades

Je pense que nous devons construire cette possibilité. Justement ça passe par internet parce qu'un nomade ne traine pas sa bibliothèque sur son dos, ce serait ridicule. Mais ça passe aussi par une réduction drastique des possessions, de la consommation, ( et donc des besoins financiers). Je réussis quelques mois pas année... bien content mais j'en voudrais plus donc il faut que je veuille moins ( de trucs inutiles).