Ex aethero (1)

Portrait de nanouk

Ah, ah, du nouveau sur ce blog!
Une nouvelle rubrique, pour partager ce que j'écris de plus littéraire.
Voici donc la première page d'une nouvelle intitulée ex aethero.
Dites-moi si vous voulez lire la suite (parce que si la réponse est non, j'arrête les frais tout de suite), et aussi quelle est la longueur convenable pour pas vous lasser.
Personnellement, je sais que les trop longs billets ont parfois tendance à me décourager, mais ce n'est peut-être pas le cas de mes lecteurs.

*****
****

Au cours de nos activités quotidiennes, nos pas nous mènent souvent aux mêmes endroits. Nous nous écartons rarement de la route tracée par nos habitudes. Le moindre fait qui s’en écarte peut être le déclencheur du destin.
Il n’y pas de hasard en ce monde, juste de la fatalité.

Ce matin, alors que je promenais en forêt comme à mon habitude, je crus apercevoir un lièvre entre les arbres. Amusée, je décidais de le suivre. Mes pas me menèrent sur le bord de la rivière.
Il y avait là un homme que je n’avais jamais vu auparavant, assis sur les rochers. L’homme était immobile. Je restais un long moment à l’observer, intriguée. Il portait le brayet et les mitasses, vestiges d’une autre époque. À son costume, on aurait pu le croire indien, mais ses cheveux blonds et sa peau blanche comme le nacre semblaient indiquer le contraire. Son regard restait fixé sur le cours de l’eau qui rugissait et tourbillonnait en petits rapides. Il semblait absorbé par ses pensées.
Finalement, je décidais de rebrousser chemin.

Le lendemain, je retournai à la rivière. L’homme était toujours là, et, si je ne m’abuse, exactement dans la même position.

« Viens »

M’avait-il parlé? Il n’avait pourtant pas bougé, et fixait toujours l’eau de la rivière.

« N’aies pas peur, approche-toi »

Je ne rêvais pas. Il n’avait toujours pas esquissé le moindre mouvement, pas même des lèvres, mais c’est lui qui me parlait, j’en étais certaine.

Il tourna lentement la tête vers moi et esquissa un sourire, avant de m’indiquer une place à ses côtés. Enfin, je vis ses lèvres remuer :

- Je crois que nous avons à parler.

Je vins donc m’asseoir moi aussi sur les rochers et le dévisageais un moment. Il avait à nouveau tourné le regard vers la rivière. J’admirais ses traits fins, ses muscles bien dessinés, ses mains racées, sa peau diaphane au travers de laquelle on devinait ses veines. Je me demandais ce qu’un homme seul, ainsi accoutré, pouvait faire à cet endroit. Les questions tourbillonnaient dans ma tête au rythme de l’eau.

« Chaque chose en son temps » entendis-je à nouveau.

Cet homme avait donc le don de lire dans mes pensées et d’y imprimer les siennes.

Je tus tant bien que mal les questions qui me venaient à la bouche et tournai à mon tour le regard vers le cours d’eau. Nous restâmes donc assis un long moment, jusqu’à ce qu’enfin mon esprit épuisé semble se calmer et devenir aussi plat que le lac dans lequel ma belle rivière allait se jeter.

« Mon nom est Iyasik », entendis-je alors. « Et je suis du peuple de l’air. »

Je tournai vers lui des yeux écarquillés. Le peuple de l’air, je n’en avais jamais entendu parler. Qui pouvaient-ils donc être?

Commentaires

Yes!

Oui oui oui c'est un conte de fée? ou presque? je suis vraiment intrigué...

pour ce qui est de la longueur, c'est vrai que la forme blog nous limite... je pense que plus d'une page de traitement te texte, on tire de la patte. Et une histoire qui se suit il y a rien de mieux pour fidéliser des lecteurs.

Portrait de nanouk

Du conte

Non, c'est un conte mysthicologique :)
Je vais tâcher d'en rester à à peu près cette longueur là donc, tout en coupant à des endroits stratégiques :P

J'espère que la suite te plaira ^^