
On arrive presque à la fin...
À force de marcher, nous arrivâmes enfin dans un petit village, le village du peuple de l’air, qui semblait tout droit sorti d’une autre époque, à l’image d’Iyasik. Des wigwams étaient disposés en cercle autour d’une place centrale et quelques enfants couraient à moitié nus d’une habitation à l’autre, pendant que les femmes s’affairaient à leurs tâches ménagères.
Iyasik me mena auprès de l’ancien du village, qui me raconta l’histoire de son peuple, qui étaient nos gardiens. Il me raconta comment, à l’aube de l’humanité, le peuple de l’air apprit aux hommes à chasser et à pêcher. Comment ils leur apprirent à cultiver la terre. Et surtout comment, chaque jour, le peuple de l’air n’avait de cesse de répéter aux hommes quelle était leur place dans le monde, comment ils devaient respecter la terre, les animaux et les plantes, et comment ils ne devaient pas s’attacher à posséder.
« Longtemps, le peuple de l’air et les hommes vécurent dans une grande amitié. Ils furent même si proches que certains s’aimèrent. De nombreux enfants naquirent, des fils de l’homme mais aussi du peuple de l’air. Comme le peuple de l’air, ces enfants possédaient le don de voyager entre les mondes, même s’ils ne pouvaient pas se transformer à volonté. Leurs descendants, lorsqu’ils manifestaient les mêmes aptitudes, sont devenus prêtres ou chamanes. Mais petit à petit, l’homme a voulu s’affranchir des liens qui existaient avec le peuple de l’air. Alors, ils nous ont relégués aux rangs d’esprits ou mêmes d’êtres maléfiques. »
Les jours suivants, je retournais plusieurs fois au village en compagnie d’Iyasik, pour écouter l’ancien me parler de nos gardiens. J’appris ainsi comment le peuple de l’air donna naissance, de par le monde, à toutes sortes de légendes. Les hommes leur avaient donné le nom de dieux, de nains, d’elfes, de lutins, de fées, pour mieux les éloigner… Ils se souvenaient qu’autrefois des êtres aux pouvoirs étranges avaient eu une influence sur leurs vies, tout en leur refusant maintenant toute réalité.
« Petit à petit, nous avons donc perdu notre influence sur votre race. Nous avons cessé de nous mélanger, et lorsqu’ils nous voyaient, les hommes pensaient avoir rêvé. Il nous a fallu trouver d’autres moyens de communiquer. Nous entrions dans les transes des chamanes pour vous parler, mais eux aussi ont fini par perdre leur influence. Alors nos femmes se sont faites muses auprès de vos artistes. Mais à nouveau, les hommes ont eu tendance à bouder nos conseils. Plus le temps passait, plus il était difficile de communiquer directement avec vous. Alors, nous voici presque condamnés à utiliser notre ultime moyen de faire entendre notre message. Nous ne prenons plus guère ni la forme d’humains ni celle des animaux, nous nous mêlons aux éléments. »
Commentaires
oké oké, va falloir me
oké oké, va falloir me fournir la suite là, tu peux pas t'arrêter comme ça hein... :)
(c'est drôle, ça fait écho à plein d'autres choses, lues ici et là, et pourtant c'est tout à fait original, bravo ça me plaît beaucoup en tout cas)
Cohérent
Bismarck--) à quelle sauce je vais le cuisiner ce K?
Nanouk--) oui oui c'est cohérent ça avance. Comment en refusant de voir le sacré dans le monde, les humains se séparent du sens des choses. Le sacré n'a rien à voir avec les dieux, et tout avec la vie... le peuple de l'air la représentation de ce lien... c'est ce que je sens.
trop vite!
Ah, mais tu vas beaucoup trop vite, comment veux-tu que j'aie le temps de tout lire sans que K. trouve que j'exploite son portable trop longtemps?
Là, je viens de poster chez moi, il est grand temps que je rende l'antenne, alors il faudra que je revienne.
Je suis curieuse de lire les épisodes que j'ai manqués...