
Désolée de vous avoir fait patienter aussi longtemps, entre la job et la grippe, mon cerveau a beaucoup souffert cette semaine.
Voilà donc la fin de la nouvelle.
Pour ceux qui arrivent maintenant (ouais, j'ai de l'espoir), tout le début se trouve ici.
Des jours, des semaines, des mois passèrent, pendant lesquels je fréquentais assidûment le peuple de l’air. Petit à petit, Iyasik me transmit son savoir et sa sagesse. Chaque jour je m’émerveillais de la puissance et de la modestie de ce peuple qui avait choisi de vivre dans l’ombre, tandis que nous paradions notre infamie partout sur le globe.
J’appris comment le peuple de l’air se mêlait aux éléments, et quelles en étaient les conséquences : en s’unissant au vent, ils devenaient bourrasques, ouragans, tornades, à l’eau, ils devenaient tempêtes et tsunami. Lorsqu’ils s’immisçaient dans la terre, ils la faisaient trembler jusqu’aux entrailles. Lorsqu’ils se mélangeaient à la lave, ils réveillaient les volcans… Je commençais à avoir une vision plus claire des liens entre le peuple de l’air, nous, et le reste du monde. Le peuple de l’air se faisait la voix d’une nature aux abois, multipliant les avertissements depuis quelques temps.
Ce que j’appris surtout, c’est l’amour véritable que ce peuple portait à tout ce qui les entoure et en particulier au genre humain, la sagesse d’un peuple qui voue son existence à protéger ce qu’il aime, mais aussi la grande tristesse et le désespoir de ces êtres qui avaient de plus en plus de difficulté à faire entendre raison à des enfants capricieux qui ne mesurent pas les conséquences de leurs actes, ou pire, qui s’en moquent.
Le peuple de l’air avait donc décidé de tenter le tout pour le tout, de se montrer à nouveau aux hommes et de se mêler à eux. L’entreprise était risquée dans ce monde si incrédule face au sacré, et ils avaient dû observer longtemps ceux qui étaient encore susceptibles de les écouter, avant d'en choisir quelques uns pour partager leur immense savoir. C’est ainsi qu’Iyasik m’avait élue pour me faire don de sa sagesse et de son amour, mais aussi pour me charger de la grande responsabilité de transmettre le message aux miens, ce dont je commence à m'acquitter aujourd'hui à travers cette histoire.
Soyez attentifs car peut-être que l’un de ces êtres extraordinaires vous attend déjà sur le bord du chemin.
L’avenir est dans l'amour.
Commentaires
un conte
très joli et source d'espoir.
Reste que parfois l'amour ne suffit pas, pour paraphraser Bruno Bettelheim.
Oui
On a tout essayer sauf l'amour. Ça demeure toujours vrai. Tes amis du Second Monde, ont la sagesse de la simplicité. Et c'est bien utile pour aimer.