
Je vous avais promis un petit post explicatif...
D'abord une petite video. Je suis désolée pour la qualité, c'est pris avec un appareil photo, mais ça vous donnera au moins une idée de quoi je parle.
Les baleines de la vidéo, sauf erreur, sont des petits rorquals (ou baleines de Minke). Petit... entendons-nous, la bestiole fait quand même 8 à 10 m de long et pèse 6 à 8 tonnes!
Sur la video, vous devriez voir les mouettes piquer puis s'envoler juste avant la sortie du rorqual pour respirer. Ceci illustre une manière typique qu'à le rorqual de se nourrir. Car le rorqual ne se contente d'engloutir des tonnes d'eau et de krill bêtement, il chasse. Et pour chasser, il décrit des cercles afin de concentrer le krill: il ne lui reste plus qu'à happer le banc de krill ainsi créé.
Et comme ce jour-là, le krill était en surface, c'était une aubaine pour les mouettes! Elles n'avaient plus qu'à plonger sur le banc de krill concentrés pour se régaler, avant de s'envoler au moment où le mastodonte happe le krill puis sort de l'eau... Et de continuer de le suivre à la trace, pour profiter du prochain banc de krill... Comme un ballet bien chorégraphié.

... à quel point c'est une chance d'avoir des parents formidables.
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de mon père.
Mon père, bien sûr, a ses défauts.
Il parle peu de ce qu'il ressent, ce n'est pas la tendresse incarnée, et j'aurais bien aimé qu'il me dise plus souvent qu'il tenait à moi.
Mais il s'est occupé de nous quand nous étions petites.
Il nous a gardées, à une époque où ce n'était pas encore la mode que les pères changent les couches.
Il s'est occupé de ma grande sœur, seul, lorsque ma mère a failli mourir.
Il nous lisait des histoires tous les soirs.
Je me souviens encore de ces séances dans son bureau, où il avait écrit des mots sur des talons de chèque qu'il combinait à loisir pour nous apprendre à lire.
Il m'a ouvert les yeux à la culture: lecture bien sûr, mais aussi cinéma, peinture, musique.
Il s'est toujours montré disponible lorsque j'ai fait appel à lui pour mes études (bon, on parlera pas de la fois où il m'a aidée pour une dissert de philo et où j'ai eu la pire note de ma vie, ahem).
Il s'est occupé de nous avec patience, et n'a jamais été avare de son temps quand nous avions besoin de lui.
Il a cherché à nous transmettre des valeurs et une certaine vision de la vie plutôt que de ne nous imposer sa voie.
Il nous a vues grandir et nous aidées à devenir ce que nous sommes, et je dois dire qu'il a pas mal réussi.
Aujourd'hui, je crois qu'il est fier de nous, même si nous avons toutes empruntées notre propre chemin.
Et quand je lis les actualités, je me dis que j'ai vraiment de la chance d'avoir un papa qui a d'abord pensé à nous éduquer, c'est-à-dire à faire de ses enfants des êtres humains, plutôt que de les voir comme de simples jouets dévolus à son plaisir...

Parce que c'est la journée de la terre aujourd'hui demain (même si ça devrait être tous les jours la journée de la terre), et que c'est un de mes textes préférés (même si son authenticité est discutable)...
Le grand chef à Washington a laissé entendre qu’il souhaite acheter notre terre. Le grand chef nous envoie aussi des mots d’amitié et de bonnes intentions. Ceci est aimable de sa part, puisque, comme nous le savons, il n’a pas vraiment besoin de notre amitié en retour. Mais nous allons étudier votre offre.
(...)
Nous considérons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme des frères.
Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre. J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tirons que pour subsister.
Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes? Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent.
Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.
Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.
Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.
Même l’homme blanc, dont le Dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc découvrira bien un jour - c’est que notre Dieu est le même Dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le Dieu de l’homme, et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c’est accabler de mépris son créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.
Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du Dieu qui vous a amenés jusqu’à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’hommes et la vue des collines en pleines fleurs ternies par des fils qui parlent.
Où est le hallier? Disparu. Où est l’aigle? Disparu. La fin de la vie et le début de la survivance.
"La lettre" est une adaptation d'une déclaration du Chef Seattle au gouvernement des États-Unis faite en 1854. Le texte original dont elle s'inspire fut publié en 1887 en compilant diverses notes prises lors du discours en question. Cette source est disponible ici (en anglais).

Puisque c'est à la mode de le faire de temps en temps, le top 10 des recherches ayant mené ici...
1. supplice de sisyphe
Go wiki!
2. agapik
C'est une espèce de gourdin dont les chasseurs de phoques se servent pour tuer l'animal. S'écrit aussi hakapik.
3. supplice de sisyphe
Voir 1.
4. thème de la dignité humaine dans la vie devant soi de romain gary
Oui, ça ferait le sujet d'un bon post, ça. Mais là tout de suite, j'ai la flemme.
5. nanouk
Oui, c'est moi. C'est aussi le nom de l'ours polaire en inuttituk. Et le titre d'un documentaire de Robert Flaherty sur les Inuits qui s'appelaient encore esquimaux à l'époque.
6. blog la chasse aux phoques tourne au drame ...enfin
Malheureusement, la connerie ne tue toujours pas...
7. les pompiers y a la maison qui brule
« Au feu, les pompiers, y a ma maison qui brûle! Au feu, les pompiers, ma maison est brûlée! » Moi aussi, je me rappelle avec nostalgie de la cour de récré au primaire...
8. maudite marde blanche
Ouep, mais là, je pense qu'on est tranquille pour quelques mois.
9. manuel qualité le poivron
Hum? Moi pas comprendre
10. nanouk céramique
Euh, non, désolée, je ne fais pas dans la céramique, y a erreur sur la personne. Bien que mon poil soit d'une blancheur de porcelaine :P

L'un des derniers grands de la négritude est en train de s'éteindre (s'est éteint?).
Ce sera sûrement l'occasion pour Supersarko de verser des larmes de crocodile sur la mort d'un homme dont les convictions auront toujours été à l'antipode des siennes...
Pour ma part, je souhaiterais plutôt que ce soit l'occasion de se pencher à nouveau sur son œuvre, poétique et politique, et de rappeler les méfaits du colonialisme, du racisme et de toutes les oppressions...
Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pasl'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture
on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigotmais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?
Aimé Césaire , Cahier d'un retour au pays natal.
M. Césaire, vous qui vous étiez fait le chantre de la race des opprimés, vous nous manquerez.

Non, non, je ne suis pas morte. Juste la flemme de poster.
Alors noyeux jouwel (arf, horreur, peste, vinaigre, c'est passé. ça) et nonne banée deux mille huîtres (beurk)...
À part ça, rien de neuf. Que du huit.

Au hasard de ma navigation virtuelle, je découvre un site pour les nostalgiques de Lulu (familly joke inside): Paris avant.
La démonstration en images que Paris, c'était plus beau sans autos!

Un grand de la danse - peut-être l'un des derniers - s'est éteint..
Il avait su redonner un coup de jeune à cet art un peu daté.
Une pensée pour lui.
Joli diapo ici.

Ce matin, en ouvrant le journal, je tombe sur la photo d'Omar Khadr, le seul Canadien de Guantanamo, dont le procès doit s'ouvrir prochainement, pour avoir "lancé une grenade qui a tué un soldat américain pendant un combat en Afghanistan" (voir ici).
Je ne cesserai de m'étonner que l'on puisse:
1. juger pour terrorisme des personnes que l'on détient sur une base secrète en dépit de toutes les lois internationales existantes, et notamment de la convention de Genève
2. juger pour terrorisme quelqu'un qui n'a finalement fait qu'un acte de guerre (lancer une grenade en plein combat, franchement, c'est affreux et tellement inusité!)
3. juger quelqu'un qui n'était qu'un enfant (un ado tout au plus) au moment des faits comme un adulte
4. ne rien faire pour ses ressortissants pris au piège de la machine "juridique" de ces voisins étasuniens (bien connus pour leur sens impartial de la justice)
Toujours est-il qu'en ouvrant le journal ce matin, c'est cela que j'ai vu:
Et immédiatement, c'est une chanson de Barbara qui m'est venue à l'esprit qui ne m'a pas quittée de la journée...